Moi j'me dis que t'es pas loin. Dans une heure, tu reviens.

Moi j'me dis que t'es pas loin. Dans une heure, tu reviens.
J'vois pas le bon côté des chose, J'vois que le mauvais et j'm'explose à p'tites doses, j'm'expose à plus n'avoir rien que des regrets. Mais ça m'énerve, ça m'gonfle, ça m'prend le bide. Faut pas que je me dégonfle mais c'est speed, faudrait que j'trouve un genre de plan pour que les choses aillent mieux et un moyen d'être heureuse. J'perds pieds j'm'enfonce y a plus rien qui m'soutient, même si j'cherche pas de réponses quand j'me défonce au chagrin. Je sais plus faire la fête mais c'est con faudrait plutôt que j'm'inquiète d'une raison pour faire que les choses aillent mieux et un moyen d'être heureuse. Tu m'manques, moi c'est bien moins bien que nous deux. J't'aime, merde... encore un p'tit peu. Je me tape des coups de barre à me filer des crampes et je suis passé maitre dans l'art de me coller des trempes. Je tue le temps par habitude, je respire pas, j'me fume et c'est devenu une habitude d'avoir le c½ur en brume et même si je tourne pas rond je sais trop qu'à la fin avant que je touche le fond je n'irai pas bien loin. C'est au-dessus de mes forces mais c'est sans importance, au rythme où ça se corse, de tenir la distance. Je bluffe pas j'me couche, c'est un jeu de malade de prendre c'qu'il faut comme douche pour garder l'esprit crade. J'ignore si c'est un comble au point où ça me mine de devoir mettre tout de fond en comble dans un champ de ruine. Je me souffre et j'étouffe, il faut que j'souffle un peu, qu'j'trouve vite un genre de plan pour faire qu'les choses aillent mieux.Tu m'manques, moi c'est bien moins bien que nous deux. J't'aime, merde. Encore un p'tit peu.

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 15:02

Please wear the face, the one where you smile because you lighen up my heart when I start to cry .

Please wear the face, the one where you smile because you lighen up my heart when I start to cry .
Le chat ronronne au-dessus de moi. J'aimerais être un chat . Je m'apellerais Andy Warhol et consacrerais ma vie à mon élégante bestialité . J'aurais à la fois le Lait et les Moustaches. Ceux qui n'ont pas grand chose disent qu'il en faut peu pour être heureux. Je cherche un échappatoire à tout ça. On sait tous les deux que la mélodie va finir par m'avoir et je me suis promise de ne pas pleurer. J'ai peur et froid du Lundi et puis j'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part. Je porte une Opale autour du cou. Elle me frappe à chaque pas. Au côté gauche . Au côté faible. Je suis si fatiguée de me reposer. Je voudrais exploser la feutrine et le velours. Je voudrais prendre le premier train. Et partir loin de tout. De tous. On dirait une enfant prise dans les pièces de Maman . Trébuchant dans ses escarpins . Fatiguée de se relever. Frissonner dans le noir cinématographique et me coiffer des cordes d'une Guitare trop lourde. Il aurait quelque chose dedans. Courbée sur les Cadres je me souviens et puis je me rassure à Oublier. Je ne réponds plus à tous ces Autres. Je les laisse agiter leur inconsistance dans le vide. J'ai le vertige de toute façon. Je me cogne à tout. J'ai cru entendre qu'on pouvait ne jamais se remettre d'un chagrin d'Amour. Peut-être que la névrose devrait s'acheter en tube . Peut-être que ça rend plus belle . A avoir peur du vide comme ça .Je fais des Listes. De mots à en perdre la tête . De mots trop grand pour Moi et trop petits pour Exprimer tout ça. Je souffle du souffre entre mes Lèvres. J'embue la Fenêtre et trace le nouveau monde du bout de mon Doigt. Trois pommiers. Un Homme qui tient en disant Je t'aime et un cerf-volant à portées . J'empêche mes cheveux de s'envoler . La fenêtre est mon Berceau . Linceul . Parce que de m'être penchée j'ai compris l'Amour et la Mort . Comment maquiller mes yeux et agiter mes mains timides. La nuit j'empile les verres d'Eau en me promettant de les boire. Débarrasse le lit des Collines de la Veille, du Bruissement des Draps usés et du pâle rêve abandonné là . Seule et Nue. A tout perdre .

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 15:10

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 16:11

Mais je ne ferais pas de vos névroses un modèle pour mon monde .

Mais je ne ferais pas de vos névroses un modèle pour mon monde .
Il m'a dit, un jour, entre deux rayons de soleil, ou peut être par une nuit fraîche, assis dans les graviers le nez levé vers le ciel. Il m'a dit, nous deux on forme un tout, nous deux main dans la main, dans la nuit, sous la pluie. Je l'ai pas cru quand il m'a dit, l'amour n'a pas d'âge, de maison, l'amour n'a ni de raison ni de saison. Est-ce que j'ai choisi de t'aimer ? Il m'a dit, t'es tombée du ciel, comme les flocons qui s'entremêlent dans mes cheveux, comme les larmes qui perlent au coin de mes yeux mais ne tombent plus, maintenant qu'il est là. Et moi, et je, tu, elle, je ne sais plus. Il m'a dit, qui sommes-nous, deux inconnus, tu ne sauras jamais vraiment qui je suis, et moi je t'aime pour ce que tu n'es pas. Il m'a dit, ne t'inquiète pas, un jour si nos chemins se séparent, un jour on se recroisera, quand on oublie, on se souviendra. Je l'ai pas cru quand il m'a dit, j'ai jamais cru tout ce qu'on me dit, je ne crois ni en Dieu ni en lui, ou peut-être bien que si, bien trop en tout ce qu'il dit. Il m'a dit, mais peu importe si tu m'aimes, je suis là dans tes bras, tes doigts entrecroisés avec les miens, il n'y aura plus de jour ni de nuit, je me fous de tout tant que t'es là, les cailloux peuvent bien ricocher tout autour de nous, rien ne m'atteint tant qu't'es là, tant qu't'es là. Il m'a dit, fais tes valises, aujourd'hui, demain n'est plus bien loin. Je l'ai pas cru, pourtant j'aurais dû, il m'a dit, je m'en vais, au creux de l'oreille, comme un murmure, une caresse, ou plutôt une cassure, sous mes pieds le monde, le vrai, s'est ouvert. Il m'a dit, mais j'ai pas compris, j'avais les yeux noyés, chaud, froid, j'ai ri, en pleurant, j'ai ouvert la fenêtre, vue sur la mer, la mort, l'océan d'un regard, d'un miroir, de glace, j'avais le feu au coeur, je me suis mordue les lèvres, jusqu'au sang, je croyais que c'était un rêve, cauchemard. Il m'a dit, je n'entendais plus rien, au revoir, il est parti, sur la pointe des pieds, sans se retourner, et moi, enfermée dans une petite valise, quelque part au creux de son coeur, je n'étais qu'un voyage, pour lui, après tout, un passage dans sa vie, il voulait voir d'autres paysages car il m'avait tout dit.

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 15:22

Je voulais, je l'avoue, danser joue contre joue. Je l'avoue, je rêvais de te faire tournoyer.

Je voulais, je l'avoue, danser joue contre joue. Je l'avoue, je rêvais de te faire tournoyer.
Se leurrer . Voilà une chose bien trop facile . Sourire, mais ce coin si hypocrite nous trahit trop souvent .
Les souvenirs & les étreintes défilent dans notre tête . Persuadés que l'autre ne comprendra jamais ce que l'on ressent, que la vie n'est qu'une suite d'échecs . Que plus rien ne sera possible sans l'autre . Alors on s'abandonne devant de vieilles photos qui nous rappellent le passé flétrit.
«Et si seulement j'avais pu .» On se remet en cause, se disant qu'on est la dernière des connes . On comprend que toute chose meurt . Son Visage, notre Jeunesse . Celle qui nous remplace devient la dernière des Trainées . On gratte quelques cordes sur une vieille Guitare usée qui ne semble pas plus mal en point que nous le sommes . Sur chaque note apparaît un Baiser . Fermer les Yeux . Sentir encore son odeur dans les Draps en bataille . Croiser son regard paraît désormais impossible . Cette Névrose cachée dans ce coeur qui se Morfond . On pleure sa perte, jurant de ne jamais recommencer . Trop Naïfs, nous recommençons pourtant . On griffonne sur du papier froissé, on cherche à se redonner courage . S'allonger sur le parquet grinçant pour chercher l'erreur qui n'existe pas . Le ciel bleu semble nous sourire pour ne pas abandonner . Se mettre à douter . Peut être croire que tout est de notre faute, à nouveau . Ne plus en dormir . Dans la Nuit peu étoilée, regarder la Fumée de notre cigarette s'envoler vers la Lune «elle au moins, elle y arrivera» .

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 15:41

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 16:01